Interview : Marc-André Fortin, Coach en Rencontre en Ligne à Montréal
Q : Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous a mené à vous spécialiser dans le coaching en rencontres en ligne, particulièrement pour les 30-50 ans ?
Marc-André Fortin : Bonjour et merci de m'avoir invité. C'est un plaisir de partager mon expérience. Mon parcours n'est pas linéaire, comme bien des choses dans la vie. J'ai d'abord été certifié coach par l'ICF en 2018, au niveau PCC, et j'ai commencé avec du coaching de vie plus généraliste. Mais au fil des sessions, je me suis rendu compte qu'une proportion significative de mes clients, surtout ceux dans la trentaine et la quarantaine, venaient me voir avec des défis liés à leur vie amoureuse. Beaucoup étaient célibataires, souvent après une longue relation ou un divorce, et se sentaient perdus face au monde des rencontres modernes, particulièrement en ligne. C'est là que j'ai vu un réel besoin. La rencontre en ligne, c'est devenu la norme : selon Statistique Canada, près de 30 % des mariages canadiens commencent en ligne, et pour les 30-50 ans, ce chiffre est encore plus élevé. Mais y naviguer, c'est une tout autre paire de manches. J'ai réalisé que je pouvais apporter une aide concrète, pas juste pour trouver un partenaire, mais pour aider mes clients à retrouver confiance en eux, à définir ce qu'ils veulent vraiment et à communiquer ça efficacement. Mon bureau est dans le Mile End, et je vois tellement de monde qui cherche l'amour, mais qui ne sait pas comment s'y prendre dans ce contexte numérique. C'est devenu ma passion.
Q : Quelles sont les erreurs les plus fréquentes sur les profils de sites de rencontre chez les célibataires canadiens et québécois ?
Marc-André Fortin : Ah, les profils ! C'est souvent là que le bât blesse. La première erreur, et c'est la plus répandue, c'est le manque d'authenticité et de spécificité. Les photos, par exemple. On voit trop de selfies pris dans le miroir de la salle de bain, des photos de groupe où on ne sait pas qui est la personne, des clichés trop vieux qui ne reflètent plus la réalité, ou des photos avec des filtres excessifs. L'objectif, c'est de montrer qui vous êtes maintenant, de façon claire et invitante. Ensuite, la description. Combien de fois je lis « J'aime voyager, sortir avec mes amis et la bonne bouffe » ? C'est tellement générique que ça ne dit rien sur la personne. C'est comme un CV sans détails. Les gens ont peur d'être trop spécifiques, de ne pas plaire à tout le monde. Mais c'est une erreur ! Il faut oser montrer sa personnalité, ses passions réelles, ses valeurs. Par exemple, au lieu de « J'aime la bonne bouffe », dites « Je suis un vrai foodie qui adore dénicher les nouveaux restos végans du Plateau, ou passer mes samedis matins au Marché Jean-Talon pour cuisiner un bon petit plat ». Ça donne une image, ça crée une accroche pour la conversation. Les descriptions trop courtes, les listes de « ce que je ne veux pas » au lieu de « ce que je recherche », ou un ton trop négatif sont aussi des erreurs majeures. Il faut se vendre de manière positive, sans être arrogant.
Q : Y a-t-il des distinctions notables dans la manière dont les Québécois abordent la rencontre en ligne par rapport au reste du Canada ?
Marc-André Fortin : Absolument, il y a des nuances importantes. La première, et la plus évidente, c'est la langue. Au Québec, le français est prédominant, et beaucoup de célibataires francophones cherchent spécifiquement des partenaires qui parlent français. Ça réduit le bassin de rencontre par rapport à une ville comme Toronto ou Vancouver où l'anglais est la langue commune. Ensuite, il y a une certaine culture de la convivialité et de la simplicité. Les Québécois apprécient souvent l'humour, l'autodérision et une certaine authenticité sans chichis. Un profil trop « léché » ou trop formel peut parfois sembler moins accessible. On aime quand c'est « vrai », quand ça sent le vécu, même si ça ne se prend pas trop au sérieux. Les références culturelles locales peuvent aussi être des points d'accroche efficaces : parler de randonnées dans les Laurentides, de sorties aux Francofolies, ou même d'un bon souper à la cabane à sucre, ça résonne souvent mieux ici. On est aussi une société où le « tu » est rapidement adopté, ce qui rend les premiers échanges plus directs et moins formels. En général, je dirais qu'il y a une recherche de connexion plus terre-à-terre, moins axée sur le statut social pur, et plus sur la personnalité et les valeurs communes.
Q : Pour les 35-50 ans qui cherchent une relation sérieuse au Québec, quelle est votre opinion sur EliteSingles, Match.ca et eHarmony Canada ?
Marc-André Fortin : Excellente question, car le choix de la plateforme est crucial. Chacun de ces sites a ses particularités et s'adresse à des profils différents. EliteSingles est souvent bien perçu pour ceux qui ont un niveau d'éducation supérieur ou qui occupent des postes professionnels. Leur algorithme est conçu pour apparier des personnes ayant des objectifs de vie et des aspirations similaires. C'est un bon choix si vous recherchez un partenaire avec un bagage intellectuel ou professionnel comparable au vôtre. L'inconvénient, c'est que le bassin d'utilisateurs peut être plus restreint, surtout au Québec pour les profils francophones. Match.ca est l'un des pionniers et reste une plateforme très populaire. Sa force réside dans sa grande base d'utilisateurs, ce qui augmente les chances de trouver des profils variés et compatibles. Il offre plus de contrôle sur les recherches et les filtres. C'est un bon « entre-deux » si vous n'êtes pas certain de vos préférences exactes. Enfin, eHarmony Canada est réputé pour son approche scientifique de la compatibilité. Leur questionnaire de personnalité est très détaillé, mais il est conçu pour créer des appariements basés sur des traits profonds et des valeurs fondamentales. C'est idéal pour ceux qui sont prêts à investir du temps pour trouver une relation très sérieuse et durable. Le « meilleur » dépend vraiment de ce que vous recherchez. Je vous invite à consulter le guide complet des sites de rencontre canadiens pour comparer les options.
Q : Quels sont vos meilleurs conseils pour rédiger un premier message qui capte l'attention d'un Québécois ou d'une Québécoise ?
Marc-André Fortin : Le premier message, c'est votre carte de visite, votre première impression. Au Québec, la clé, c'est d'être personnalisé et authentique. Évitez à tout prix les messages génériques comme « Salut, ça va ? » ou « J'aime ton profil ». Ça ne mène nulle part et ça montre un manque d'effort. Mon premier conseil est de toujours faire référence à quelque chose de spécifique dans leur profil. Ça peut être une photo, un intérêt mentionné dans leur bio, un voyage qu'ils ont fait. Par exemple, si la personne mentionne qu'elle adore faire du kayak sur la rivière des Mille Îles, vous pourriez écrire : « Ton profil m'a interpellé, surtout la photo de toi en kayak sur la rivière des Mille Îles. J'adore pagayer moi aussi ! Tu as d'autres coins de prédilection au Québec pour ça ? » Ça montre que vous avez lu leur profil, que vous êtes intéressé par ce qu'ils sont, pas juste par leur photo. Deuxièmement, utilisez un ton léger et engageant, n'hésitez pas à injecter un peu d'humour si c'est votre style. On est au Québec, on aime rire et on apprécie l'autodérision. Troisièmement, posez une question ouverte qui ne peut pas être répondue par un simple oui ou non. L'objectif est de susciter une réponse et de lancer un échange. Gardez le message concis, pas un roman — quelques phrases suffisent.
Q : Quels sont les red flags les plus importants à repérer sur un profil de rencontre en ligne ?
Marc-André Fortin : Ah, les fameux red flags ! C'est super important d'être allumé et de les identifier rapidement pour éviter de perdre son temps, ou pire, de se retrouver dans une situation désagréable. Le premier signal, c'est souvent un profil trop beau pour être vrai. Des photos de mannequins, sans défaut, qui semblent sortir d'un magazine — ça doit vous mettre la puce à l'oreille. Si le profil est hyper générique, avec des phrases bateau et aucune information concrète sur la personne, c'est aussi un drapeau rouge. On dirait qu'il n'y a pas d'effort, ou pire, que c'est un faux profil. Ensuite, faites attention aux profils qui n'ont que des photos de groupe où on ne sait pas qui est la personne. C'est un manque de transparence. Si la personne évite de montrer son visage clairement, ça cache quelque chose. Un autre red flag majeur, c'est un langage négatif, agressif ou plaintif dans la description. Quelqu'un qui se plaint de ses ex ou qui a l'air amer, c'est souvent le signe d'une personne qui n'est pas prête à une relation saine. Et bien sûr, toute demande d'argent, même minime, ou une insistance à passer sur une autre plateforme de communication très rapidement, ça sent le brûlé. Faites confiance à votre instinct — s'il y a quelque chose qui cloche, il y a de fortes chances que ce soit le cas.
Q : La sécurité est un sujet essentiel. Quels conseils donnez-vous à vos clients pour rester en sécurité sur les sites de rencontre au Canada ?
Marc-André Fortin : La sécurité, c'est non négociable. On ne joue pas avec ça. Mon premier conseil, et le plus important, c'est de toujours se rencontrer dans un lieu public pour le premier rendez-vous. Un café achalandé, un restaurant, un parc en pleine journée — jamais chez vous, jamais chez elle ou lui, et jamais dans un endroit isolé. Ensuite, informez toujours un ami ou un membre de votre famille de l'heure et du lieu de votre rendez-vous. Donnez-leur le nom de la personne si vous le connaissez, et convenez d'un moment pour leur envoyer un message de confirmation. Ne partagez jamais trop d'informations personnelles trop tôt : votre adresse à la maison, votre lieu de travail précis, vos informations bancaires — tout ça, c'est privé et ça doit le rester jusqu'à ce que vous ayez établi une confiance solide. Privilégiez un appel vidéo avant la rencontre en personne, ça permet de vérifier que la personne correspond bien à son profil. Organisez votre propre transport pour vous rendre au rendez-vous et pour en revenir. Et finalement, faites confiance à votre intuition. Si quelque chose ne vous semble pas correct, si vous vous sentez mal à l'aise, n'hésitez pas à écourter le rendez-vous. Votre sécurité passe avant tout, point final.
Q : Que pensez-vous des applications gratuites comme Bumble, POF ou OkCupid par rapport aux sites payants pour les 35-50 ans ?
Marc-André Fortin : C'est une excellente question, et la réponse dépend beaucoup de ce que vous cherchez. Pour les 35-50 ans, le gratuit peut valoir la peine, mais il faut être conscient des différences. Les applications gratuites comme Bumble, POF ou OkCupid ont l'avantage d'avoir une très grande base d'utilisateurs. Ça veut dire plus de choix, mais aussi un peu de tout et n'importe quoi. On y trouve des gens qui cherchent du sérieux, mais aussi beaucoup de monde pour des rencontres plus légères ou juste pour passer le temps. Ça demande plus de tri et une bonne capacité à filtrer les profils. Si vous êtes prêt à investir du temps et que vous n'avez pas un budget pour ça, c'est une option viable. Les sites payants, eux, ont tendance à attirer des gens qui sont plus sérieusement engagés dans leur démarche. Le fait de payer un abonnement est déjà un filtre en soi : ça montre que la personne est prête à investir de l'argent, et donc souvent du temps et de l'énergie, pour trouver une relation durable. Les algorithmes de jumelage sont souvent plus sophistiqués. Pour les 35-50 ans qui cherchent une relation sérieuse et qui veulent optimiser leurs chances en évitant le « bruit » des applications gratuites, investir dans un site payant peut être une excellente stratégie. En fin de compte, le « gratuit » peut fonctionner, mais le « payant » offre souvent un chemin plus direct. Consultez notre guide sur la rencontre sérieuse au Canada pour plus de détails.
Q : Beaucoup de vos clients viennent vous voir après une séparation ou un divorce. Comment savoir si on est vraiment prêt à recommencer les rencontres en ligne ?
Marc-André Fortin : C'est une étape cruciale et très personnelle. Après une séparation ou un divorce, c'est normal de se sentir un peu perdu ou pressé de retrouver quelqu'un. Mais la question n'est pas tant de savoir si on peut recommencer, mais si on est prêt émotionnellement. Le premier indicateur, c'est d'avoir fait le deuil de la relation précédente. Est-ce que vous pensez encore constamment à votre ex ? Est-ce que la colère, la tristesse ou l'amertume dominent encore vos pensées ? Si oui, il est probablement trop tôt. Il faut se sentir assez en paix avec le passé pour pouvoir envisager l'avenir sereinement. Un autre signe de préparation, c'est d'être heureux seul. Est-ce que vous avez retrouvé un équilibre dans votre vie, des passions, un cercle social, sans que votre bonheur ne dépende de la présence d'un partenaire ? Si vous cherchez quelqu'un pour combler un vide ou pour échapper à la solitude, vous risquez de tomber dans le piège de la dépendance affective. Être prêt, c'est aussi avoir une idée claire de ce que vous voulez dans une prochaine relation, sans comparer chaque nouvelle personne à votre ex. Vous devez vous sentir entier et confiant en vous-même. Le but n'est pas de trouver quelqu'un pour vous « réparer », mais pour partager une vie déjà riche et épanouie.
Q : Vous avez accompagné plus de 200 clients québécois. Quel est le conseil le plus important pour un célibataire qui commence sur un site de rencontre ?
Marc-André Fortin : Après avoir accompagné autant de monde, si je devais donner un seul conseil, ce serait celui-ci : soyez authentique et clair sur ce que vous cherchez, tout en restant ouvert. Ça peut paraître simple, mais c'est la base de tout. L'authenticité, c'est de montrer qui vous êtes vraiment, avec vos forces, vos faiblesses, votre humour, vos passions. N'essayez pas de coller à une image que vous pensez que les autres attendent. Les profils aseptisés ou ceux qui tentent de plaire à tout le monde finissent par attirer des gens qui ne vous correspondent pas. Mettez des photos qui vous ressemblent, écrivez une description qui reflète votre personnalité et vos valeurs. C'est en étant vrai que vous allez attirer les bonnes personnes, celles qui seront intéressées par le vrai vous. Et la clarté, c'est d'avoir une idée de ce que vous voulez dans une relation. Sans être trop rigide, il est important de le communiquer, ou du moins de l'avoir en tête pour guider vos interactions. Par contre, restez ouvert aux surprises ! Parfois, la personne parfaite n'est pas exactement celle que vous aviez imaginée. L'équilibre entre être soi-même, savoir ce qu'on veut et garder une certaine flexibilité — c'est ça qui va vous permettre de créer des connexions significatives et de ne pas lâche pas la patate pour trouver la bonne personne.
Q : Où peut-on trouver une aide professionnelle — coaching ou thérapie — pour mieux vivre la rencontre en ligne au Québec ? Comment choisir entre les deux ?
Marc-André Fortin : Au Québec, on a la chance d'avoir d'excellentes ressources pour l'accompagnement professionnel. Si vous cherchez un coach en rencontre, vous pouvez vous tourner vers des associations comme l'ICF Canada, qui regroupe des coachs certifiés respectant un code d'éthique strict. Une simple recherche en ligne avec des mots-clés comme « coach en rencontre Montréal » ou « coach de vie Québec » vous donnera aussi beaucoup de pistes. Pour les thérapeutes, l'Ordre des psychologues du Québec et l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec sont les références. Quant au choix entre un coach et un thérapeute : un thérapeute va souvent explorer votre passé, vos traumatismes, vos schémas relationnels ancrés, c'est un travail en profondeur orienté vers la guérison de blessures émotionnelles. Le coach, lui, est résolument tourné vers l'avenir — il vous aide à identifier vos objectifs, à développer des stratégies concrètes et à passer à l'action. Dans le contexte de la rencontre en ligne, un coach vous aidera à optimiser votre profil et à améliorer votre communication. Si des blocages profonds de votre passé vous empêchent d'avancer, un thérapeute est le bon choix. Si vous êtes globalement bien mais avez besoin d'un coup de pouce pour naviguer les défis spécifiques de la rencontre en ligne, le coaching est idéal. Pour ceux qui cherchent un accompagnement plus complet intégrant le volet relationnel et culturel, des agences matrimoniales sérieuses comme CQMI proposent aussi un suivi personnalisé qui peut compléter un parcours de coaching.
Q : En quoi le coaching en rencontre diffère-t-il de la thérapie traditionnelle ? Les deux approches peuvent-elles être complémentaires ?
Marc-André Fortin : Absolument, les deux approches peuvent être complémentaires et je le vois souvent dans ma pratique. La différence fondamentale, c'est la temporalité et l'objectif. La thérapie, qu'elle soit cognitive-comportementale, psychanalytique ou autre, s'intéresse à comprendre pourquoi vous avez développé certains patterns, certaines réactions ou certains blocages. C'est un travail d'introspection souvent ancré dans le passé, dans votre histoire personnelle, parfois dans des blessures d'enfance ou des traumatismes. Ce travail est essentiel pour certains, et je ne voudrais surtout pas le minimiser. Le coaching, lui, part du postulat que vous êtes déjà une personne entière, capable et créative. Mon rôle en tant que coach n'est pas de vous « soigner » mais de vous aider à aller plus vite vers là où vous voulez aller. On travaille sur le comment : comment rédiger un profil accrocheur, comment gérer le stress d'un premier rendez-vous, comment communiquer vos besoins clairement, comment rester motivé après un refus. J'ai des clients qui font à la fois une thérapie et un coaching avec moi, et c'est souvent une combinaison très puissante. La thérapie leur permet de déminer certaines résistances profondes, et le coaching les aide à concrétiser ces changements dans leur vie de tous les jours, y compris dans leur démarche de rencontre.
Q : En conclusion, quel message inspirant souhaitez-vous laisser aux célibataires québécois qui lisent cette interview ?
Marc-André Fortin : Je voudrais leur dire que la rencontre en ligne, c'est un outil extraordinaire si on s'en sert avec intention et authenticité. Ce n'est pas une machine à trouver la perle rare du premier coup, c'est un espace pour explorer, pour se découvrir soi-même à travers les interactions, pour affiner ce qu'on cherche vraiment. Chaque conversation, même si elle ne mène pas à une relation, est une expérience qui vous fait grandir. Ne vous découragez pas devant les refus ou les silences — ça fait partie du processus pour tout le monde, même les personnes les plus séduisantes et les plus épanouies. Ce qui compte vraiment, ce n'est pas le nombre de rendez-vous que vous avez, mais la qualité de la connexion que vous cherchez. Restez fidèle à vous-même, soyez patient, et faites confiance au processus. L'amour que vous cherchez existe, et il vous cherche aussi. Lâchez pas !
Questions fréquentes sur le coaching rencontre à Montréal